Le projet Acaci a pour objectif d’augmenter la capacité de stockage autorisée des déchets de très faible activité du Cires, sans faire évoluer la zone de stockage existante du site. Retrouvez ci-dessous les principales caractéristiques du projet.

L'aménagement de la zone de stockage (tranche 3)

Le concept initial au moment de la création du Cires prévoyait de stocker les 650 000 m³ de déchets autorisés sur trois zones. Grâce aux optimisations menées sur la façon de stocker, seules deux zones seront utilisées. La troisième zone, appelée tranche 3, est donc libre et permettrait de prendre en charge entre 250 000 et 300 000 m³ de déchets supplémentaires. Ainsi, l’Andra souhaite aménager la tranche 3 du Cires, qui sera exploitée une fois la tranche 2 entièrement remplie. 

                                               

Le projet Acaci vise la mise en service de la zone dite « tranche 3 » destinée au stockage des déchets TFA. La tranche 1 a été remplie et est désormais recouverte, tandis que la tranche 2 est en cours d’exploitation. L’exploitation de la tranche 3 sera réalisée selon le même principe que celui des tranches antérieures, de manière à bénéficier du retour d’expérience en termes d’aménagement et d’exploitation. Plusieurs options sont ainsi étudiées pour l'aménagement de la tranche 3 et elles seront poursuivies dans le cadre des études de conception menées par la maîtrise d'oeuvre en 2021.

Des implications sur la gestion des terres

Les travaux d’aménagement du site et des plateformes de stockage ainsi que le creusement des alvéoles conduisent à la production de déblais de différents matériaux comme l’argile, des formations superficielles constituées de mélanges de sables et d’argiles, de sables et de terres végétales qui sont réutilisées au fil de l’exploitation pour la mise en place des couvertures des alvéoles. Ces déblais constituent des volumes importants dus, en grande partie, à la nécessité d’un terrassement pouvant aller, par endroits, jusqu’à 6 mètres pour atteindre l’horizon argileux dans lequel sont creusées les alvéoles de stockage. 

Aujourd’hui, tous les différents matériaux excavés sont entreposés, en attente de leur utilisation dans les couvertures provisoires et définitives et la remise en état définitive du site. Dans le cadre du projet Acaci, les espaces disponibles sur le Cires ne seront pas suffisants pour le dépôt des terres. L’Andra a examiné la possibilité d’utiliser d’autres surfaces au Cires et d’optimiser leur occupation en vue d’un maintien total de la gestion des terres au sein du Cires. Il ressort des études que le Cires admet peu d’espaces disponibles pour un usage en dépôt des terres. Au regard des capacités de dépôt des terres disponibles sur le Cires, les volumes qui devraient être gérés à l’extérieur sont de l’ordre de 200 000 à 300 000 m³ sur une quinzaine d’années. 

Les impacts potentiels du projet

Les impacts détaillés du projet seront évalués d’ici 2022 et les résultats seront intégrés au dossier de demande d’autorisation qui sera soumis à enquête publique. Pour ce faire, l’Andra a d’ores et déjà lancé des travaux de mise à jour des études sur l’état actuel (milieux biologique, physique et humain) et sur l’évaluation des incidences. Le périmètre de la mise à jour de l’état actuel couvre à la fois le Cires et les parcelles extérieures identifiées pour le dépôt des terres. 

À ce stade, dans l’attente des résultats de ces études, on peut dire que de manière générale et pendant l’exploitation de la tranche 3, les incidences seraient limitées et, en grande majorité, identiques à celles de la gestion industrielle actuelle du Cires. 

  • Une recrudescence temporaire d’activité pendant l’aménagement de la tranche 3

En phase travaux, le projet Acaci générera principalement des impacts dus aux mouvements de terre, qui s’ajouteront aux opérations courantes du site lié à l’exploitation de la tranche 2. Selon le lieu de leur dépôt, les mouvements des terres auront des incidences différentes sur l’environnement. L’Andra a lancé des études de l’état actuel afin de disposer des données qui, mises en regard des caractéristiques du projet, permettront d’évaluer les impacts potentiels du projet Acaci. Au terme de ces évaluations, l’Andra mettra en œuvre les modalités nécessaires permettant, selon les cas de figure, d’éviter, de réduire ou de compenser les impacts.

  • Des impacts limités en phase d’exploitation

Au-delà des travaux d’aménagement, l’exploitation de la tranche 3 n’engendrera pas un surcroît d’activité sur l’emprise du Cires par rapport à la situation actuelle d’exploitation de la tranche 2, et donc pas de nouvelles nuisances en dehors de celles qui seront liées aux mouvements de terre devant être entreposées à l’extérieur du site.

Dans la situation actuelle :

  • les émissions de poussières sont, pour l’essentiel, atténuées par la présence du massif forestier, la présence de voies de circulation enrobées, l’arrosage des pistes et la végétalisation autant que possible des stocks de matériaux ;
  • les émissions de gaz d’échappement sont de niveau faible et conformes aux limites réglementaires. Leur impact sur la qualité de l’air est modéré, compte tenu du faible nombre d’engins de chantier et de leur entretien régulier ;
  • les émissions radiologiques de faibles niveaux ont un très faible impact radiologique sur l’environnement ;
  • les activités en place ne génèrent aucun impact vibratoire sur l’environnement proche ;
  • les niveaux de bruits respectent l’arrêté préfectoral en vigueur sur site et la réglementation en vigueur pour les ICPE.
  • Des impacts limités sur le long terme

La dangerosité des déchets détermine les besoins de confinement, pour prévenir ou contrôler la libération de substances qu’ils contiennent et leur dispersion dans l’environnement. Il s’agit aussi de les isoler pour en rendre difficile l’accès aux hommes et les mettre à l’écart de phénomènes naturels d’altération atmosphérique ou d’érosion.

Plusieurs leviers techniques permettent de confiner et d’isoler les déchets :

  • le site géologique (perméabilité, etc.) ;
  • la profondeur du stockage ;
  • les ouvrages de stockage (mode de réalisation et matériaux constitutifs, architecture d’ensemble présentant différents niveaux d’étanchéité, membrane PEHD, etc.) ;
  • les propriétés physico-chimiques et le conditionnement des déchets.
  • Les effets socio-économiques du projet

Avec une durée d’exploitation rallongée, la fiscalité et le maintien de plusieurs dizaines d’emplois constitueront les principaux bénéfices du projet Acaci sur le plan des retombées socio-économiques à l’échelle locale.